|
|||||
>> Voir toutes les news sur BUKOWSKI
Après un album qui lui aura à la fois servi de catharsis et de transition vers une nouvelle ère, bukowski est de retour, plus fort que jamais. Retour aux basiques ou presque, car se contenter de répéter une recette déjà éprouvée eût été trop facile. Cold Lava est avant tout le premier album enregistré par bukowski avec son dernier line-up, stabilisé et au complet depuis maintenant trois ans. Mathieu (guitare-chant), Romain (batterie) et Clément (guitare) avaient déjà bossé ensemble sur Bukowski avant sa sortie en 2022. Ne manquait que Max (basse) arrivé par la suite. Fruit d’un véri- table travail collectif, ce nouveau disque aura vu le bassiste activement participer à la composition ainsi qu’à l’écriture des textes. Un travail de près d’un an et demi qui vaut le détour.Parce qu’il fallait malgré tout renouer avec un vrai son organique et se retrouver dans les meilleures conditions qui soient pour enregistrer, le groupe a à nouveau fait appel à Francis Caste pour produire ce septième album (le quatrième qu’il réalise pour Buko). Des retrouvailles qui s’incarneront sous la forme d’un travail acharné en studio pendant deux mois. Un travail que Mathieu voulait fournir pour ob- tenir un album qui revienne à l’essentiel : mettre en boîte des morceaux fédérateurs qui, une fois sur scène, font bouger la tête des gens que les musi- ciens ont en face d’eux. Le ton était donné. Restait à obtenir le résultat idéal. Francis Caste résume alors la situation à merveille : « Bukowski, c’est un porte-avions sur le Canal St Martin ». Si on a toujours apprécié l’univers de bukowski, quelque part entre stoner et hard rock, le tout relevé par une bonne dose de groove, le groupe n’a pas hésité cette fois à ajouter une jolie ration de sons plus alternatifs et ambiants à sa recette saturée. Il moindre mesure, de Thursday et d’Alexisonfire sur certains titres. Buko restera toujours Buko, mais son évolution apporte un vent de fraîcheur sur une musique toujours intense et martelée avec convic- tion. Revenir à des morceaux plus courts, certes, mais sans tourner en rond, c’est tellement plus grisant. Faut que ça bouge, faut que ça danse, mais toujours en servant la cause du plus enivrant des headbangings. Plus vivant que jamais, bukowski a attaqué d’emblée avec un premier single extrait du disque et mis en images : « Criminals », son énorme riff d’entrée et son mur de grattes vous scotchent au sol et vous font comprendre combien cet album est bon. Du mid-tempo mélancolique « Cold Lava » au groovy « Neverending Fall » en passant par le rock survitaminé du « Headlights » d’ouverture d’album, rien n’est laissé au hasard par un groupe qui maîtrise son propos sans se faire rattraper par le piège du disque surproduit. Et comment ne pas apprécier l’intervention de Reuno de Lofofora venu glisser quelques paroles cinglantes dans la langue de Molière sur « Communication In Silence » ? Un featuring accueilli comme le plus beau des cadeaux par un groupe qui écoutait Lofo au cours de son adolescence. Remonté à bloc, bukowski a réussi l’album qu’il désirait réaliser secrètement depuis un bon paquet d’années. De la puissance, de l’émotion, du re- frain... et du rock sous plusieurs formes. Cold Lava ou le feu sous la glace. Méfiez-vous de l’eau qui dort, la tempête est toute proche. |